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sur le lymphome

Plus de 10 ans après leur traitement contre le lymphome, deux tiers des patients ressentent une fatigue excessive

16 mai 2019,

C’est ce que révèle le suivi à long-terme de plus de 1600 patients atteints de lymphomes non-hodgkiniens dans l’étude SIMONAL menée par le LYSA (The Lymphoma Study Association), membre de CALYM.

L’étude SIMONAL, financée par l’ANSM, a été conduite sur l’année 2015 par le LYSA, auprès de patients ayant fait l’objet d’un traitement pour un lymphome diffus à grandes cellules ou de lymphomes folliculaires.

1671 patients ont été inclus dans cette étude et ont répondu au questionnaire de santé qui leur avait été envoyé : 906 hommes et 765 femmes. Le recul médian est de 11 ans avec un maximum à 23 ans. L’âge médian est de 64 ans avec un maximum à 95 ans.

La majorité des patients a reçu une chimiothérapie de type CHOP (cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisone), les autres ayant reçu, soit du CHOP à fortes doses, soit une autogreffe d’emblée pour 342 patients. Les chimiothérapies étaient combinées avec du Rituximab dans la moitié des cas.

Globalement la population est âgée : 63% des gens ont plus de 60 ans et 19% ont plus de 75 ans. 54% sont tabagiques, 16% sont des consommateurs d’alcool réguliers, 17% sont obèses avec un BMI à plus de 30. Depuis la fin de traitement, la prise de poids médiane est de 4 kg.
Seulement un tiers des personnes ne rapporte aucun problème de santé durant cette période de surveillance au long terme. En moyenne les personnes restantes rapportent au moins un problème de santé (problèmes cardiaques, infections, douleurs, neuro-psychiques, second cancer… jusqu’à un maximum de 7). L’utilisation du Rituximab ne semble pas avoir augmenté ces risques de pathologies au long terme. Par contre, l’utilisation d’une autogreffe en première ligne est associée à un peu plus d’infections, notamment pulmonaires.
Deux tiers des patients rapportent une fatigue excessive. Là encore, il n’y a pas d’effet particulier des traitements du lymphome, cette fatigue est majorée par l’âge, l’obésité et bien sûr la présence de pathologies associées.

Au total, ces résultats préliminaires montrent un retentissement au long terme chez les personnes à plus de 10 ans au traitement d’un lymphome. Il ne semble pas y avoir d’effets délétères de l’utilisation du Rituximab.

L’étude SIMONAL a été présentée en juin 2016 au plus grand congrès international de cancérologie, l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) à Chicago. Les résultats ont été publiés le 22 mars 2019 dans la revue Cancer.

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